tribulations halieutiques et autres petites choses

jeudi 27 février 2014

attirail

inventaire : au moins un étau à tête rotative, trois pinces à hackles, trois paires de ciseaux droits de précision, un porte bobine standard, un de chez Petitjean cher et super, des bobines de soie de montage n° 6/0 , 8/0 et 14/0 en divers coloris, trois ou quatre bobines de soie floche et de yarn, trois boîtes distributrices de dubbing UV frog, wabbit et écureuil (pour la plupart franchement criards, jaune poussin, orange vif ou doré, et on se demande quelle espèce de mouches pourrait bien s’afficher ainsi enguirlandée sur nos rivières), un élégant assortiment de cous de coq hors de prix, quelques pochettes de plumes de cul de canard dun, olive, jaune sulfure, naturel, du flanc de cane et de perdrix, du lièvre et du chevreuil, de la sarcelle, des biots, des quills, des herls, des hameçons de toutes tailles et formes du n°10 au n°18, un tube de poix, des flacons, du rib, du scud, du bright quelque chose, du substitut de ceci et cela et j'en oublie.


L’hiver, les pêcheurs se perdent en innombrables listes, recensements, classifications d’objets à l’improbable usage et le plus souvent minuscules, comme autant de dérisoires fortifications opposées aux inconvénients d’être au monde.  

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